ALLOCUTION DE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA FRANCOPHONIE POUR LA RENTRÉE CULTURELLE 2018

25 Jan 2018

Amis des arts et de la Culture,

Je dois, vous transmettre pour l’année 2018, les vœux de réussite et de bonheur que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, le Vice-Président, le Premier Ministre et l’ensemble du Gouvernement, expriment à la grande famille de la Culture et de la Francophonie, à l’endroit de tous les acteurs culturels et aux professionnels des arts, ainsi qu’à tous ceux qui, au quotidien et remarquablement, portent l’étendard de notre patrimoine culturel si riche et si fécond, vers les cimes de l’excellence et de la qualité.

Oui ! Mesdames et messieurs, hommes de culture, acteurs incontournables de notre industrie culturelle, vous devez être fiers de participer à l’édification de notre si beau pays ; d’y joindre votre pinceau à l’encre, pour dessiner les contours d’une Côte d’Ivoire belle et radieuse, solidaire et rassemblée, disciplinée et dynamique, et en marche pour réaliser  le si beau rêve, pour lequel le chef de l’Etat nous a tous mis en mission : L’émergence de notre pays  à l’horizon 2020.

Au-delà de ces vœux, auxquels je m’associe pleinement, je voudrais souhaiter la cordiale et fraternelle bienvenue aux membres du Gouvernement à cette cérémonie de rentrée culturelle 2018.

Mesdames et Messieurs les Ministres, je vous dis ma totale gratitude pour l’insigne honneur que vous nous faites, et vous assure de la reconnaissance et de la fierté des hommes de culture, de vous voir présents ici même à leurs côtés, partageant de fait, et dans un esprit de solidarité, une imprégnation culturelle, qui n’a de sens que votre respect et votre amour pour les arts, les lettres et le patrimoine.

2017, a consacré nos activités culturelles, au regard de la vision de chef de l’Etat et des missions qui sont les nôtres : accroître la visibilité de notre patrimoine culturel, pour consolider le positionnement de notre pays, ainsi que le leadership du chef de l’Etat et du Gouvernement.

2017, a donc traduit la volonté du Président de la République, à faire de notre pays un véritable ‘’hub culturel’’. Ce qui du reste, a suscité de la part de l’Etat d’énormes moyens dans l’organisation par exemple, des 8ème Jeux de la Francophonie à Abidjan, du 20 au 31 juillet 2017, tout comme la mise en route de notre important chantier, axé autour de la question de ‘’la Mémoire’’ et dont le point de mire a été la mise en œuvre du projet ‘’la Route de l’esclave’’, lancé à Kanga-Gnianzé (Tiassalé), le jeudi 06 juillet 2017.

Le cinéma Ivoirien a également été à l’honneur cette année. Après la 25ème édition du Fespaco, en février 2017, où la Côte d’Ivoire a été invitée d’honneur, c’est le Festival International du film francophone d’Angoulême en France, qui a célébré le 7ème art Ivoirien en août dernier. La Culture, le Tourisme et l’Artisanat, ont porté en synergie en Mai dernier, les couleurs de notre pays à la Foire Internationale de Mexico, qui a consacré la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur.

Je me réjouis enfin de l’inscription le 6 décembre 2017 à Jeju, en République de Corée, du Zaouli, danse patrimoniale Gouro, sur la liste représentative du Patrimoine culturel de l’Unesco, après que le                  ‘’ Djéguélé’’ Balafon, eut été inscrit sur la même liste à Paris, le 5 décembre 2012 et la ville historique de Bassam inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco le 29 juin 2012, à Saint Petersburg en Fédération de Russie.

Ces résultats reposent aussi bien sur l’investissement personnel de mes collaborateurs et leur abnégation au travail, que sur l’acquisition d’un cadre juridique que nous avons fait adopter à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire en 2014, en 2015 et en 2016.

A ce stade, permettez Mesdames et Messieurs les Ministres, que je puisse dire des mots de félicitation et d’encouragement à tous mes collaborateurs et particulièrement à Madame ZAGBAYOU Becoin Hortense, Directrice du Centre d’Action Culturel d’Abobo, CACAB, dont la structure qu’elle dirige a obtenu, au titre du Prix d’excellence 2017, le  3ème prix national de l’administration publique la plus moderne. Je prolonge pour rendre un hommage émérite à James Kadjo HOURA, Inspecteur Général de la Culture, grand serviteur de l’état, qui a consacré toute sa vie, à la formation des hommes et à la passion qui l’a toujours défini : la Peinture. Dans le paysage de l’art moderne en Côte d’Ivoire, James Houra  est bien plus qu’un peintre : c’est une figure nationale. Sa stature travers l’époque et ses œuvres picturales, véritables chefs d’œuvres, se retrouvent dans plusieurs salles de réunion, plusieurs bureaux de ministères et plusieurs institutions de la République y compris le Palais Présidentiel. L’homme fait valoir ses droits à la retraite cette année. J’ai tenu personnellement à lui rendre cet hommage pour le service combien inestimable rendu à la promotion et a la valorisation de notre patrimoine culturel et artistique.

A tous mes collaborateurs, à tous les artistes, je formule le vœu que 2018, sublime le génie enfouit en chacun d’eux, pour que l’œuvre de création artistique se distingue par la qualité et en impose au regard, au toucher et à l’ouïe… il le faut pour la réussite des grands chantiers du Ministère de la Culture et de la Francophonie.

Mesdames et Messieurs, l’année culturelle 2018, sera articulée autour de la promotion de notre Patrimoine Culturel National. Il s’agira pour nous, précisément,  de valoriser les Savoirs et savoir-faire traditionnels, liés au tissage du pagne, chez les communautés baoulé, dan, gouro, koulango, sénoufo, wê.

Le tissage du pagne traditionnel est le reflet de l’ensemble des pratiques et expressions culturelles visant à promouvoir l’âme et la vie des peuples.

Au-delà de son aspect esthétique, le pagne traditionnel revêt une dimension patrimoniale sobre et sacrée, selon le temps, le lieu et l’espace.

Transmis de génération en génération, le tissage du pagne traditionnel, touche à toutes les valeurs qui nous incarnent et qui se manifestent notamment dans les domaines vitaux de notre société. Cette option fondamentale pour la mise en lumière du pagne traditionnel ivoirien, me donne l’occasion de célébrer nos stylistes, créateurs et modéliste, et de les engager par la même occasion, à inscrire dans leurs coupes et leur design, notre tissage qui réfère à notre patrimoine culturel. Il faut et j’insiste, arriver absolument à l’édification d’un code vestimentaire par lequel on reconnait et identifie notre pays et ses habitants, au même titre que l’Attiéké ou le Kédjénou pour notre patrimoine culinaire ou le zouglou et le Coupé-décalé, qui font la fierté de la musique ivoirienne.

Mis en lumière et bien structuré le tissage traditionnel accroit l’employabilité dans nos communautés rurales et urbaines, et donc, se présente comme une solution pragmatique à la question de lutte contre la pauvreté, notamment chez les jeunes.  Nos instructions s’inscrivent dans ce but. Et nous y travailleront fortement, pour rendre accessible à tous, le pagne traditionnel ivoirien, tant dans les grands rendez vous officiels, que dans la vie de tous les jours et dans l’administration ivoirienne.

Le travail diligent et esthétique de nos artisans doit être promu et leur permettre de vivre décemment de leurs œuvres d’art. Telle est également notre mission et nous nous refusons à l’échec.

Je vous remercie