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/ Maurice Kouakou Bandaman

Très tôt il fut piqué par la passion de l’écriture dès son adolescence. Déjà au lycée, il publiait dans le journal scolaire des poèmes et des récits, écrivait des pièces de théâtre qu’il mettait lui-même en scène où il jouait des rôles.

Il publia son premier recueil de nouvelles en 1987 pendant qu’il était étudiant. En 1993, à 33 ans, il devient le premier plus jeune lauréat du Grand prix littéraire de l’Afrique noire, un prix prestigieux qui avait déjà récompensé d’éminents écrivains comme Cheik Amidou Kane, Seydou Badian, Bernard B. Dadié, Ahamdou Kourouma, Aminata Sow Fall, Sony Labou Tansi, Henri Lopèz, Francis Bebey…

Auteur résident au 12ème Festival International des Francophonies en Limousin en France (Limoges) grâce à une bourse du Centre national du livre de Paris, Maurice BANDAMAN est un des écrivains les plus talentueux de la jeune génération qui a décidé lui, de prospérer de l’intérieur, c’est-à-dire en Afrique, refusant l’exil qui lui aurait certainement ouvert la voie à une plus grande audience internationale à l’image d’Alain Mabanckou,…

En 1997, il défraie la chronique à Abidjan avec son roman à sensation La Bible et le fusil, censuré par l’Eglise catholique qui lui avait refusé sa Librairie pour une dédicace, la boutique lui ayant été fermée à quelques minutes d’une dédicace qu’il y organisait. Le roman abordait en effet un sujet jusque-là tabou: le célibat et la chasteté des prêtres dont certains membres du clergé s’accommodent avec difficulté.

Constant sur le terrain littéraire, publiant régulièrement, Maurice BANDAMAN totalise plus d’douzaine d’œuvres littéraires qui embrassent le roman, la nouvelle, le théâtre, la poésie, la chronique…

Il est un des rares hommes de lettres à avoir pendant près d’une décennie alerter la conscience des Ivoiriens et des hommes politiques sur les risques d’une crise grave pouvant aller jusqu’à la guerre.

Avec un courage exceptionnel, à travers la presse, il a dénoncé l’ivoirité sous Bédié, Guéï et Gbagbo. Sous la transition militaire, il a fustigé les dérives policières de la junte au pouvoir, le double langage du Général chef de l’Etat, sa décision de se présenter à l’élection présidentielle, la Constitution avec son et/ou, appeler à voter « non » au referendum.

Il a prévenu Guéï de sa chute, comme il avait prévenu Bédié. Il a dénoncé les débuts sanglants du régime Gbagbo, l’a également prévenu sur les risques d’une cassure imminente de la société ivoirienne. Hélas ! Hélas ! Hélas !

Son courage et sa vision de l’avenir de son pays, la Côte d’Ivoire, lui ont valu la reconnaissance de ses pairs et de la nation: Président de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire de 2000 à 2004, Officier de l’Ordre national de la Côte d’Ivoire, Maurice Bandaman a reçu une autre reconnaissance internationale à travers le titre de Docteur Honoris Causa et de Professeur Honoraire que lui a attribué la prestigieuse J.S. BACH Académie des Arts, Musique, Sciences et Lettres d’Australie en octobre 2008 pour « sa contribution significative au développement et au rayonnement de la Culture et les Arts » dans son pays et dans le monde.

Maurice Kouakou BANDAMAN est depuis le Mercredi 01 Juin 2011, Ministre de la Culture et de la Francophonie de la République de Côte d’ivoire sous la Présidence du Dr Alassane OUATTARA.


Le Ministre
Maurice Kouakou Bandaman
Ministre de la Culture et de la Francophonie

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